Historique

La République Populaire de Chine fut fondée en 1949. La Belgique ne la reconnaissait pas mais continuait à reconnaitre l’ancien régime du Kuomintang, refugié à Taiwan. Comme la Belgique avait eu de nombreux contacts avec la Chine avant 1949, un groupe de Belges fut convaincu que notre pays ne pouvait pas ignorer un gouvernement représentant l’écrasante majorité de la population du pays le plus peuplé au monde. En 1957 ils fondèrent l’Association Belgique-Chine. Le plus connu parmi ces fondateurs était le politicien de renommée internationale Camille Huysmans.

L’association travaillait initialement selon deux axes: d’une part promouvoir les relations commerciales, d’autre part faire un travail de lobbying pour la reconnaissance diplomatique de la République Populaire. Des voyages en Chine étaient organisés régulièrement, soit comme mission commerciale organisée par la Commission Economique, soit comme voyage thématique, organisé par une autre Commission. Les livres et revues chinoises en langues étrangères étaient distribués en Belgique. De grandes activités culturelles attiraient beaucoup de monde. Mais l’activité la plus spectaculaire fut sans doute l’organisation du voyage de la Reine Elisabeth en Chine en 1961; ce fut une illustration significative des premières naissantes dans la politique d’isolation envers la Chine Populaire.

L’année 1971 connut un changement fondamental: la Belgique reconnut finalement la République Populaire de Chine; les relations politiques, économiques et culturelles connaissaient un début de développement. L’Association jouait un rôle de promoteur dans ce développement, notamment en organisant des voyages annuels en Chine.

L’évolution allait s’accélérer avec la politique d’ouverture lancée par Deng Xiaoping à partir de 1978. La Chine s’ouvrait au monde, mais en premier lieu aux hommes d’affaires. L’Association fut entrainée par ce courant général: elle rassemblait plus de collaborateurs, rencontrait plus d’intéressés et organisait plus d’activités.

Le contexte allait changer de nouveau en 1989 avec les évènements en Europe de l’Est et les incidents de la place Tian An Men: il n’était de nouveau pas évident de se déclarer ‘ami de la Chine’. L’Association adopta un position critique sur la violence de la place Tian An Men ; elle garda toutefois son jugement positif sur la République Populaire de Chine, en tenant compte de l’énorme amélioration de la vie du peuple Chinois depuis 1949.

Dans les années 90, les relations économiques reprennent rapidement, mais les relations culturelles rompues en 1989 ne sont toujours pas officiellement retablies. Ce qui frappe c’est le changement de ton dans les médias: l’approche positive des années 80 à fait place à son contraire dans un nouveau contexte mondial. Jamais autant d’information n’a circulé au sujet de la Chine, néanmoins le besoin d’une approche ouverte et objective reste. Surtout les réformes des vingt dernières années font l’objet d’étude critique.

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